Dans l’habitat, en France, depuis le premier choc pétrolier, nos politiques pour réduire nos consommations d’énergie portent sur la performance énergétique du bâtiment. D’abord par l’isolation et la régulation du chauffage des logements neufs (la première réglementation thermique 1974) jusqu’à la rénovation performante (loi climat et résilience du 22 août 2021). Ces 50 années de politique occultent « l’empreinte surfacique des logés » (cad les m² habités par personnes). Or pour la réduction de nos consommation d’énergie, l'empreinte personnelle est un facteur d'égale importance à la performance énergétique .
Ces décennies de politiques d’amélioration de l’efficacité des logements n’ont pas eu pour effet la baisse de la consommation attendue du fait de l’ augmentation de l’empreinte moyenne des français [effet rebond (1)]. Concomitamment, l’augmentation des prix de l’énergie a induit des sobriétés (réduction de m²/p, température insuffisante..) subies pour les plus modestes. Il s’agit de repenser un scénario sobriété et efficacité plus juste pour atteindre sans risques de conflits sociaux les objectifs de la COP 21. Un scénario plus rapide qui répondrait à l’inquiétude des jeunes générations et au besoin de quitter au plus vite notre dépendance aux énergies fossiles et fissiles et par ailleurs un scénario moins coûteux pour l’État et les propriétaires occupants et bailleurs.

Le document L'appel  est une interpellation , vous êtes invité à le signer si pour vous, il est important de considérer Sobriété et Efficacité ensemble et non séparément, de définir un plancher de justice sociale et un plafond de justice écologique, car les politiques de transition actuelles font l’objet de conflits sociaux (mouvement des gilets jaunes) et de conflits entre générations (grèves des Lycéens). Cet appel afin de demander que des études socio-technico-économiques soient faites sur la base du nouveau scénario proposé dans les documents A1 et A2. Les premiers signataires sont des enseignants et chercheurs en économie , des architectes, des ingénieurs thermiciens et énergéticiens, des professionnels du bâtiment et de l'éco-construction, des membres d'organisations de la transition énergétique et de la précarité énergétique ainsi qu' un philosophe.

Le document A1 (14 pages)  invite à des publications scientifiques. Si vous êtes chercheur, vous êtes invité à l’enrichir par des publications dans vos revues scientifique. Il démontre que toute consommation d’énergie pour un besoin personnel est le produit d’une empreinte et d’une performance énergétique . Il propose un carte pour concevoir et piloter la transition énergétique à différents niveaux. Il explique qu’un plancher (bleu clair) et un plafond (orangé) à nos besoins est nécessaire pour la justice et la paix. Il propose de poursuivre ces travaux par une carte en 3D de la transition bas carbone. Résumé  

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Le document A2 (18 pages) est destiné à des acteurs de la politique du logement . A partir des enseignements du document A1, il analyse l’échec de la politique de rénovation des logements en France, et pose les bases d’une nouvelle politique.Vous êtes invité à l’améliorer et  si vous vous sentez compétent à l'exposer dans votre milieu professionnel. Résumé  et illustration présentée par le journal l'âge de faire.

Carte 3D de la trajectoire bas carbone logo CLER

 

Le document B1 (14 pages) est signé Rénov Éco, c’est un projet alternatif de politique économique qui répond au document A2 avec des coûts moindre pour l’État et les propriétaires : tarification au forfait de l’énergie et monnaie énergie.Mais d'autres projets alternatifs sont à imaginer et débattre...

Le document B2 (2 pages)  propose d’expérimenter une monnaie énergie sur un territoire rural et un quartier.

 

Effet rebond (1)" La surface moyenne par personne est passée de 25 m2 en 1973 à 40 m2 en 2013" "À l'échelle du parc bâti, la sobriété consiste principalement à réduire la surface par personne. En 2013, 70 % des ménages (85 % pour les plus de 65 ans) occupent des logements disposant d'au moins une pièce de plus que la norme. [...]Ce phénomène historique de desserrement reste encore un impensé des politiques de transition écologique." Source Ademe Transition 2050
"Les émissions de CO2 du secteur résidentiel ont diminué de 34 % entre 2005 et 2020. [..] L’amélioration des performances thermiques des logements,sur les constructions neuves et la rénovation,  y contribue aussi, mais cet effet est annulé en grande partie par la hausse du nombre de logements et celle de leur surface moyenne." Soucre Datalab SDES septembre 2022